Saturday, December 5, 2009

Prévention et traitement du diabète de type 2: le rôle de l'exercice

Qu’en est-il du rôle de l’exercice dans le diabète de type 2 avéré ? Il ne s’agit pas, ici, de rester fixé sur la glycémie uniquement. Les bénéfices potentiels de l’activité physique chez les diabétiques de type 2 sont multiples :
1) équilibre glycémique ;
2) facteur de risque vasculaire, notamment le cholestérol ;
3) poids ;
4) effet à long terme sur la mortalité ;
5) acceptation de la maladie et qualité de vie.

Cependant, si l’on répertorie l’ensemble des études consacrées à ce sujet ces 15 dernières années, leurs conclusions sont apparemment contradictoires. Certains (5) ne décrivent aucun effet notamment chez les personnes âgées. Deux publications récentes (6, 7) décrivent une amélioration de l’équilibre glycémique. Les deux ont des programmes d’exercice incluant une partie d’entraînement de résistance. Dans les 2 cas, il s’agit de sujets de plus de 50 ans. Les séances d’exercice supervisées ont lieu 3x/semaine, durent 45 min. et comprennent un entraînement de résistance effectué sur des machines avec de faibles poids et des répétitions plutôt nombreuses. Dans les 2 études, l’équilibre glycémique moyen s’améliore de manière significative.

L’exercice a donc définitivement son rôle dans la prévention et le traitement du diabète de type 2. Nous savons maintenant ce qu’il faut faire pour obtenir des effets bénéfiques. Reste à convaincre les candidats potentiels et à trouver le meilleur moyen pour les soutenir dans leurs démarches de modification de style de vie.

Labels:

Prévention et traitement du diabète de type 2: le rôle de l'exercice

0 Comments

Saturday, November 7, 2009

Réduire le risque d’apparition du diabète de type 2

Deux études rigoureuses, une finlandaise (1) et une américaine (2) nous montrent qu’il est possible de réduire le risque d’apparition d’un diabète de type 2.

L’étude finlandaise portait sur 200 personnes, l’américaine sur 2000. Ces derniers viennent de publier les détails et les coûts de leur intervention (3,4). Celle-ci consistait à faire modifier aux sujets concernés leur mode de vie. Les aspects clef de ce protocole étaient les suivants:

- définition claire des objectifs de perte pondérale et d’activité physique ;
- participation de « lifestyle coaches » s’occupant de chaque personne individuellement ;
- intervention intensive durant les 6 premiers mois destinée à standardiser les modifications de style de vie sur l’ensemble du groupe ; séances d’exercice supervisées au moins 2x par semaine tout au long de l’étude. Programme de « maintenance » avec séances de groupe, campagne de motivation et possibilité de redémarrer ;
- stratégie d’adhésion au programme individualisée ;
- matériel didactique et stratégie adaptée aux populations de différentes origine ethniques ;
- réseau local et national de support pour l’entrainement, la récolte des données et le suivi médical.

L’étude comprenait un groupe « contrôle » qui a continué d’être suivi comme avant l’étude. Les participants du groupe « intervention » ont tous suivi 16 séances durant les 6 premiers mois. En voici le contenu :
1) Se convaincre de l’importance de l’engagement personnel dans les modifications du style de vie proposées par l’étude. Enumération des bénéfices possibles. Description des objectifs de l’étude, à savoir 7% de perte pondérale et 150 min. d’activité physique par semaine. Description du rôle du coach dans la manière d’atteindre les objectifs. Introduction à l’auto-monitoring de la gestion de nourriture.

2) Comment devenir un spécialiste de la détection des graisses. Apprentissage du contenu en graisses des différents aliments.

3) Trois manières d’ingérer moins de graisses. Eviter les mets riches en graisses ; manger de plus petites portions ; utiliser des méthodes de cuisson pauvres en graisse.

4) Alimentation saine et structuration de l’alimentation dans la journée. Introduction à la pyramide des aliments.

5) Introduction à l’activité physique et à la manière d’arriver à 150 minutes d’activité physique au cours de 4 prochaines semaines.

6) Etre physiquement actif : un mode de vie.

7) Enseignement des principes de l’équilibre énergétique et de ce qu’il faut faire pour perdre une à deux livres par semaine.

8) S’intéresser à ce qui nous entoure : identifier les éléments de la vie courante menant à la consommation d’aliments malsains et au manque d’activité.

9) Solution de problèmes.

10) Comment manger sainement au restaurant.

11) Comment gérer les pensées négatives.

12) La pente glissante des modifications du style de vie. Identifier les possibilités de dérapage et comment les éviter.

13) Commencer son propre plan d’activité physique.

14) Organiser un tissu social qui vous soutient dans vos efforts.

15) Comment gérer le stress.

16) Comment rester motivé.

Labels: ,

Réduire le risque d’apparition du diabète de type 2

0 Comments

Saturday, October 24, 2009

Mesurer et surveiller sa glycémie : les points essentiels (II)

Que faut-il noter dans le carnet de suivi ?

Noter les résultats de vos mesures vous permettra de connaître votre schéma glycémique, c’est-à-dire les valeurs auxquelles vous devez vous attenà différents moments de la journée. Votre journal de suivi sera encore plus utile pour vous et votre médecin si vous y notez également :

<> Ce que vous mangez et buvez, quand et en quelle quantité
<> Votre activité physique quotidienne
<> Type d’insuline, dose et horaire des injections
<> Les médicaments antidiabétiques pris et leur(s) dose(s)
<> Le stress et les émotions vécus au cours de la journée

Labels:

Mesurer et surveiller sa glycémie : les points essentiels (II)

0 Comments

Sunday, October 18, 2009

Mesurer et surveiller sa glycémie : les points essentiels (I)

Surveiller votre glycémie vous apporte de précieuses informations sur le contrôle de votre diabète. Combien de fois par jour faut-il mesurer sa glycémie ? Que faut-il noter dans le journal de suivi ? Examinons ces deux aspects.

Combien de fois par jour faut-il mesurer sa glycémie ?
C’est à votre médecin et à vous qu’il appartient de répondre à cette question, mais sachez que la plupart des diabétiques qui prennent de l’insuline mesurent en général leur glycémie trois fois par jour ou plus, avant chaque repas et au coucher.

Les diabétiques de type 2 sous traitement par antidiabétiques oraux, ou qui contrôlent leur glycémie par l’alimentation et l’exercice physique, doivent effectuer des mesures jusqu’à ce qu’ils aient atteint leurs objectifs. Plus vous disposez d’informations sur l’évolution de votre glycémie, meilleures sont vos chances de parvenir à contrôler votre diabète. Pour permettre à votre médecin d’ajuster, si nécessaire, votre traitement, vous devez vous surveiller régulièrement et savoir où vos valeurs doivent se situer.

Mesurez votre glycémie plus souvent quand :

<> vous vous sentez malade et/ou que vous avez de la fièvre
<> vous faites quelques entorses à votre régime
<> vous modifiez votre niveau d’exercice/d’activité physique
<> vous changez d’insuline ou de traitement antidiabétique

Labels:

Mesurer et surveiller sa glycémie : les points essentiels (I)

0 Comments

Sunday, October 4, 2009

Diabète insulinodépendant (traitement) (VII)

Prévention

La grande difficulté, chez le diabétique, est la surveillance de la glycémie qui est très variable d'un jour l'autre et dans la même journée. La prévention passe par l'éducation des patients qui se fait au sein de services spécialisés à l'hôpital ou en clinique (diabétologie, endocrinologie, diététique, hygiène). Ces structures permettent au patient d'apprendre à utiliser l'insuline (insulinothérapie), d'adapter les doses en fonction de ses activités (exercice physique, voyages, etc…), de son alimentation. Elles permettent également de s'auto-surveiller et de prévenir les éventuelles complications susceptibles de survenir (lipodystrophie, angiopathie, acidocétose, infections cutanées). L'apprentissage des injections sous-cutanées profondes d'insuline est également très important. En effet il nécessaire de changer les points d'injections (cuisse, flancs, épaules) En cas d'activité physique Il existe un risque d'hypoglycémie (chute du taux de sucre dans le sang), d'hyperglycémie (excès de sucre dans le sang) et d'acidocétose. L'hygiène cutanée est particulièrement importante. Celle-ci doit porter avant tout sur les pieds. En cas de stress d'infection et de stress il est le plus souvent conseillé au patient d'augmenter ses doses d'insuline après avis médical. Un patient bien équilibré effectue une glycémie le matin à jeun avant les principaux repas et au moment de se coucher, un à deux jours par semaine. En ce qui concerne la glycosurie (sucre dans les urines) celle-ci doit être faite à jeun et après les repas pendant deux à trois jours par semaine. Quand le patient est mal équilibré ou instable, sa glycémie doit être vérifiée le matin à jeun avant et deux heures après chaque repas et au coucher, tous les jours. Pour le diabétique insulinodépendant les gestes préventifs les plus importants retenir sont les suivants : Recherche de corps cétoniques dans les urines quand la glycémie est supérieure à 20 millimolles par litre. Contacter le médecin quand le diabétique présente une glycémie successive > 5,5 millimolles par litre ou 3 glycosuries successives supérieures à 2 % ou une cétosurie (présence de corps cétoniques dans les urines) positive 2 fois consécutives. L'Inscription à une association de diabétiques, le port d'une carte de diabétique, du sucre ainsi qu'une ampoule de glucagon et de l'insuline ordinaire semble utile. Avenir Les greffes de pancréas artificiel et d'îlots de Langherans devraient, dans un proche avenir, représenter un progrès thérapeutique dans le domaine de la diabétologie. Cela permettrait au patient d'obtenir une délivrance de l'insuline de manière automatique et régulée.

Labels:

Diabète insulinodépendant (traitement) (VII)

0 Comments

Friday, September 18, 2009

Diabète insulinodépendant (traitement) (VI)

Traitement

Le traitement du diabète insulinodépendant est régulé par le patient lui-même. En effet, celui-ci contrôle son taux de sucre dans le sang (glycémie) à l'aide d'appareils électroniques, plusieurs fois par jour, à partir d'une goutte de sang prélevée au bout du doigt et mise en contact avec les électrodes d'un appareil qui permet une lecture numérisée automatique de la glycémie. Il s'agit d'appareils autopiqueurs comportant un lecteur glycémique. La réalisation de 3 à 4 glycémies par jour en moyenne obtenues en piquant le bout du doigt (glycémie capillaire) et correspondant aux injections est généralement nécessaire. Le taux de sucre dans les urines (glycosurie) est également obtenu à l'aide de bandelettes réactives. La bandelette est soit mise en contact direct avec le jet d'urine, soit trempée dans un récipient contenant l'urine du diabétique. De façon générale, les besoins quotidiens en insuline sont à peu près de 0,7 à 0,8 unités/kg. Les insulines utilisées sont une combinaison d'insuline d'action rapide et d'action retardée. Elles sont utilisées sous forme d'injections à raison de 2 à 3 fois par jour. Il est nécessaire d'insister sur la nécessité d'un régime alimentaire équilibré associé au traitement par insuline. Essentiellement, les sucres absorbés rapidement par l'organisme et dont l'action est rapide, autrement dit les produits au goût sucré, doivent être réduits au maximum. Enfin, l'activité physique est également importante car elle permet d'augmenter la sensibilité de l'organisme à l'action de l'insuline. Le nombre d'injections quotidiennes est variable selon les individus. Néanmoins, il est possible de distinguer :

Un schéma comportant 2 injections ne permet pas habituellement un contrôle convenable même en utilisant des insulines mélangées d'avance (prémélangées).

Un schéma comportant 1 injection par jour d'une insuline lente voire ultra lente est le plus souvent suffisant chez individu âgé. Ce schéma a l'avantage de simplifier le traitement.

Un schéma de plus en plus utilisé est celui des pompes externes délivrant de l'insuline. Cette technique prometteuse est intéressante car elle diminue les pics (les excès passagers) d'insuline dans le sang donc dans l'organisme du patient diabétique. Les injections par pompe à insuline sont également utiles chez la femme enceinte et dans certaines situations qui nécessitent une glycémie presque parfaite (en cas d'intervention chirurgicale par exemple). Les quantités d'insuline administrées doivent être variables selon l'activité du patient. En effet, il existe un risque d'apport trop important d'insuline en cas d'alimentation insuffisamment riche en sucre ou en cas d'activité physique plus importante que d'habitude. Cet excès d'insuline peut également être lié à un repas qui a été sauté, un excès d'alcool ou la prise de certains médicaments. Dans ce cas, il est nécessaire de faire ce que l'on appelle un resucrage, c'est-à-dire de réabsorber une certaine quantité de sucre (glucides) sous forme d'aliments en utilisant un sucre d'absorption rapide (sucre blanc, confitures, etc…) que l'on doit obligatoirement associer à un sucre d'absorption lente (pâtes, riz, légumes secs, etc…). S'il s'agit d'un patient dans l'impossibilité d'avaler, il est nécessaire de procéder à une injection de glucagon à 1 mg par voie intramusculaire. Pour les spécialistes, si le patient est dans le coma, il faut effectuer une injection intraveineuse de une à deux ampoules de glucose à 30 %.

Labels:

Diabète insulinodépendant (traitement) (VI)

0 Comments

Wednesday, September 2, 2009

Diabète insulinodépendant (traitement) (V)

Complications de la maladie

Certains patients présentent, après quelques années de traitement, ce que l'on appelle des lipodystrophies. Il s'agit de boules contenant de la graisse apparaissant aux zones d'injections. Celles-ci entraînent quelquefois des chutes de la quantité de sucre dans le sang (hypoglycémie) ou au contraire des excès de sucre dans le sang (hyperglycémie). En dehors des lipodystrophies et de l'acidocétose, le patient doit également surveiller la survenue d'une éventuelle acidocétose en recherchant la cétonurie (présence de corps cétoniques dans les urines). Les autres complications susceptibles de survenir sont des lésions de la rétine (rétinopathie diabétique), la neuropathie diabétique (qui se traduit essentiellement par des troubles de la sensibilité atteignant les membres inférieurs), le risque infectieux (appareil urinaire, appareil gynécologique, peau, dents et sinus) et le risque de lésions plantaires à type de mal perforant plantaire. Il s'agit d'une ulcération chronique de la peau qui se localise à la plante des pieds. Plus rarement, d'autres complications sont susceptibles de survenir, il peut s'agir entre autres de mononévrite (inflammation isolée d'un nerf), de neuropathie de l'appareil digestif, de la vessie, du cœur ou du système nerveux végétatif autonome.

Labels:

Diabète insulinodépendant (traitement) (V)

0 Comments