Thursday, February 16, 2012

Diabète : vivre comme tout le monde

Le diabète touche aujourd’hui plus de 2 millions de personnes en France. Une maladie de plus en plus répandue, une maladie dont les complications peuvent être irréversibles. Pour limiter les risques de cécité, de néphropathie, d’amputation, les troubles cardiaques, une seule solution : un suivi assidu du traitement. Pour y parvenir certaines personnes insulino-dépendantes ont fait le choix de la pompe à insuline. Zoom sur ce dispositif méconnu qui permet d’oublier sa maladie au quotidien.

Le diabète est une maladie chronique qui se caractérise par une absence ou une trop faible production d’insuline par le pancréas. Ce manque d’insuline, hormone indispensable à l'utilisation du sucre par les cellules de l'organisme, provoque une augmentation de la glycémie. Pour compenser ce déséquilibre, il existe différents traitements : des antidiabétiques oraux en cas de faible production d’insuline, les injections d’insuline ou la pompe à insuline en cas d’absence de production d’insuline. Ce dernier dispositif, de plus en plus utilisé en France, présente de nombreux avantages. Pour les patients, la pompe à insuline permet de retrouver une vie normale.

Pour limiter le risque de complications, il faut scrupuleusement contrôler son diabète et suivre assidûment son traitement ; ce qui implique pour de nombreux patients des injections multiples. Pour un diabétique les injections d'insuline étaient une véritable contrainte.

Pour l’image des patients qui ont un jour décidé d’opter pour une pompe à insuline, la vie a changé. Ils ont oublié les 100 à 150 piqûres d’insuline qu’ils se faisaient par mois et n’ont plus aujourd’hui qu’à changer tous les 3 jours le cathéter de leur pompe à insuline. Ce dispositif qui mime au mieux le fonctionnement du pancréas permet de délivrer de l'insuline en continu avec très peu de variation et de programmer la dose d’insuline à délivrer à chaque repas. De plus, la pompe permet d’adapter la quantité d’insuline à ses activités.

Pratique, la pompe offre une très grande liberté par rapport aux traitements traditionnels par piqûres. Devoir faire face à l’imprévu n’est plus une angoisse, la vie est simplifiée.

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Tuesday, February 7, 2012

Diabétiques : pensez à votre coeur !

Les complications du diabète peuvent être graves : cécité, maladies rénales, artérites, amputation ou infarctus. Le risque cardiovasculaire des diabétiques serait en effet doublé voire triplé. Mais aujourd'hui, il est possible d'agir de manière préventive.

Maladie silencieuse, le diabète peut entraîner d'importantes complications. L'hyperglycémie chronique peut endommager les petits vaisseaux sanguins de l'organisme, ainsi que les nerfs. Ainsi, les reins, les yeux, les nerfs peuvent être touchés. Enfin, la santé cardiovasculaire est mise à mal.

Le coeur des diabétiques en sucre…
Aux Etats-Unis, un tiers des infarctus surviennent chez des diabétiques ! Dans le détail, le risque cardiovasculaire est multiplié par 2,5 chez l'homme et par plus de 3 chez la femme. Dès 1998, une étude parue dans le New England Journal of Medicine1 soulignait l'intérêt de prévenir le risque cardiovasculaire des patients diabétiques. Se basant sur plus de 2 000 patients suivis pendant sept ans, l'équipe américaine de l'Université du Texas avait pu déterminer que le risque d'infarctus du myocarde chez un patient diabétique était aussi important que chez un patient non-diabétique, qui en avait déjà été victime.

Si ces derniers sont systématiquement traités pour éviter une récidive, la prévention des autres est surtout basée sur le contrôle de la glycémie, parfois au détriment des autres risques.

L'Organisation Mondiale de la Santé estime que l'on assistera dans le monde à un doublement du nombre de patients diabétiques, qui passera à 300 millions en 2025.

Prévenir le risque cardiovasculaire
Pour la première fois, la vaste étude clinique Heart Protection Study conduite sur un traitement de fond du cholestérol (la simvastatine) a permis d'inclure un important éventail de patients à haut risque de maladies cardiovasculaires. Une première analyse des résultats avait pu montrer les bénéfices de ce médicament sur la réduction du risque cardiovasculaire quel que soit le niveau de cholestérol initial2.

En se focalisant sur la population particulière des diabétiques3 (près de 6 000), sans antécédents de maladies cardiovasculaires, il est apparu que les effets de 40 mg de simvastatine quotidiens permettent de réduire le nombre d'événements coronariens d'environ un quart par rapport aux patients du groupe placebo. "Après ajustement lié à l'observance, les chercheurs de l'Université d'Oxford rapportent même une réduction d'un tiers" précise le Pr. Castaigne4, de l'hôpital Henri-Mondor.

Globalement sur 1 000 patients diabétiques de 40 ans et plus traités pendant 5 ans, 70 éviteront des crises cardiaques, accidents vasculaires cérébraux ou autres accidents vasculaires majeurs.

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Wednesday, January 25, 2012

Diabète : pensez à protéger vos reins III

Diabète : pensez à protéger vos reins (III)

Les 7 mesures clés de la prévention

<> Contrôle de l'hypertension artérielle qui permet de ralentir la perte de fonction rénale
<> Réduction de la protéinurie par les médicaments bloqueurs du système rénine-angiotensine
<> Réduction des apports en sel qui favorise le contrôle de l'hypertension artérielle
<> Contrôle de l'hyperglycémie et de l'hypercholestérolémie
<> Arrêt du tabac
<>Augmentation de l'activité physique
<> Contrôle de l'excès de poids

A chaque stade de la maladie rénale diabétique, un traitement efficace mais simple, permet de stabiliser, voire d'inverser l'évolution : la microalbuminurie et même la protéinurie peuvent régresser, la fonction rénale peut se stabiliser, voire s'améliorer. Or plus de 80 % de ces patients ne connaissent pas suffisamment les risques rénaux du diabète, ni les objectifs et les moyens du traitement, dont les deux piliers sont l'équilibre glycémique et le contrôle de la pression artérielle.

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Saturday, December 10, 2011

Diabète : pensez à protéger vos reins (II)

Maladie rénale : une évolution lente

Longtemps silencieuses, les maladies rénales ont peu de symptômes mais elles sont faciles à détecter par un examen des urines (albumine) et de sang (dosage de la créatinine). Chez les personnes à risque (diabétiques, hypertendus, obèses, fumeurs, personnes de plus de 50 ans, antécédents familiaux), le dépistage doit être une priorité. La plupart des formes de maladie rénale sont traitables, et leur progression peut être enrayée surtout si la prise en charge est débutée très tôt.

La première conséquence d'une maladie rénale chronique méconnue est la perte progressive de la fonction rénale conduisant à la dialyse ou à la greffe de rein pour sauver la vie du malade. La deuxième conséquence est un risque de décès prématuré par complication cardiovasculaire.

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Sunday, November 27, 2011

Diabète : pensez à protéger vos reins (I)

Le diabète, principale cause d'insuffisance rénale

Entre 400 et 600 millions de personnes dans le monde sont atteints d'insuffisance rénale chronique. Faute d'un diagnostic précoce, des millions décèdent prématurément de cette maladie ou de ses complications cardiovasculaires. Pourtant, ces troubles peuvent être détectés et leur évolution stoppée ou ralentie.

Les causes classiques de maladie rénale chronique sont les affections inflammatoires des reins, les infections et les obstructions urinaires et les maladies génétiques comme la polykystose rénale. Mais aujourd'hui, on constate dans tous les pays, que le diabète et l'hypertension artérielle sont devenus les causes les plus fréquentes. En France, 30 % des patients dialysés chroniques, et 40 % des patients entrés en dialyse en 2009, sont diabétiques. Le nombre de malades diabétiques nécessitant une dialyse ou une greffe rénale va doubler au cours de la prochaine décennie.

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Tuesday, November 15, 2011

Plus d’un million d’amputations dues au diabète ont lieu chaque année, dont 10 000 en France. Pourtant, la plupart des ces problèmes peuvent être évitée grâce à une prévention efficace.

Les personnes atteintes de diabète sont exposées au risque de troubles nerveux (neuropathie) et de problèmes au niveau de l’alimentation sanguine des pieds (ischémie). La lésion au niveau des nerfs entraîne une diminution de la sensibilité à la douleur et, souvent, la personne ne se rend pas compte qu’elle a une blessure au pied. La neuropathie comme l’ischémie peuvent causer des ulcères aux pieds et des blessures difficiles à soigner. L’infection de ces blessures peut entraîner l’amputation.

Les complications du pied diabétique en chiffres1

<> Toutes les 30 secondes, quelqu’un est amputé d’un membre inférieur à cause du diabète ;
<> Près de 70 % des amputations concernent des personnes atteintes de diabète ;
<> Dans les pays développés, près de 5 % des diabétiques souffrent d’un problème au pied ;
<> Les problèmes au niveau des pieds sont la principale cause d’admission à l’hôpital des personnes atteintes de diabète ;
<> La plupart des amputations débutent par un ulcère au pied ;
<> Un diabétique sur six aura un ulcère au cours de sa vie. Chaque année, 4 millions de personnes dans le monde souffrent d’un ulcère au pied ;
<> Dans la plupart des cas, il est possible de prévenir les ulcères et les amputations. Les chercheurs affirment qu’entre 49 à 85 % de toutes les amputations peuvent être évitées ;
<> Le nombre d’amputations peut être sérieusement diminué grâce à des soins de santé de qualité et une prise en charge informée.


Le diabète touche actuellement plus de 194 millions de personnes à travers le monde, un chiffre qui devrait atteindre les 333 millions d’ici à 2025 et représenter le plus lourd fardeau pour les pays en développement. Si rien n’est fait, cette augmentation entraînera une augmentation proportionnelle du nombre d’amputations. Moyennant un investissement relativement minime, le nombre d’amputations pourrait être considérablement réduit.

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Thursday, October 27, 2011

Diabète : attention les yeux ! (II)

Au minimum, un examen ophtalmologique par an

Tous les diabétiques doivent effectuer un examen ophtalmologique tous les ans. Ce dépistage permet d’apporter un traitement précoce et ainsi de limiter les stades les plus graves. "La visite annuelle chez l’ophtalmologue est le minimum indispensable dès le début de la maladie. C’est lui qui, en liaison avec le diabétologue décidera de la fréquence des contrôles" précise l’Association française des diabétiques.

Durant cet examen, un fond d’oeil permet de regarder la rétine après dilatation de la pupille et ainsi de repérer les possibles micro-anévrismes, les petites hémorragies, anévrismes… cet examen peut être complété par une angiographie. Un colorant injecté via une veine du bras permettra de visualiser plus précisément de très petites lésions visibles sur des photos agrandies.

Un traitement chirurgical

La prise en charge classique devra veiller à réduire les facteurs aggravants de ces lésions de l’oeil en rééquilibrant la tension artérielle et la glycémie. Le traitement ophtalmique à proprement parler repose sur la chirurgie.

Dans le cas de la rétinopathie diabétique, un faisceau de lumière est orienté vers la rétine pour rétrécir les vaisseaux anormaux. Selon l’OMS, aux Etats-Unis, la chirurgie au laser a permis de réduire de 60 % les risques de perte grave de la vue liée à la rétinopathie diabétique. Le pronostic à long terme est très bon puisque plus de 90 % des patients conservent la vue.

Dans certains cas de rétinopathie avancée, une opération de microchirurgie dite vitrectomie peut être réalisée. Elle consiste en une ablation du vitré (substance visqueuse proche du blanc d’oeuf qui occupe la majeure partie du globe oculaire entre la rétine et le cristallin) envahi de sang venant des vaisseaux endommagés.

Dans le cas de l’oedème maculaire, le faisceau de lumière est utilisé pour réparer les vaisseaux sanguins perméables et les empêcher de causer plus de dégâts.

Même s’il arrive que les effets de la chirurgie s’estompent avec le temps, cette technique est très utile et permet de gagner de nombreuses années de vision.
Pour la cataracte, le chirurgien retire le cristallin opaque et le remplace par un cristallin artificiel. Réalisable à tout âge, l’opération de la cataracte permet aujourd’hui au patient de quitter l’hôpital le jour même. Peu angoissante, l’intervention permet aux bénéficiaires de retrouver leur autonomie.

Dormez avec la lumière !

Selon une étude parue dans la célèbre revue Lancet*, l’obscurité favoriserait la survenue de rétinopathie chez les diabétiques.

De précédentes études avaient suggéré que ces dommages des petits vaisseaux à l’arrière de l’oeil étaient liés à une diminution de leurs concentrations en oxygène dans le sang (hypoxie rétinienne). En 1998, le Pr. Arden et ses collègues suggèrent que ce phénomène est dû à la forte consommation en oxygène des bâtonnets de la rétine durant la phase d’adaptation à l’obscurité, associée à un mauvais fonctionnement des capillaires.

Diabète : attention les yeux ! (II)

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